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Afrikin

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L'Afrique notre futur.

Financement Islamique, optimisme affiché des acteurs de l’Uemoa

Photo de famille des participants au Forum Africain du Financement Islamique(à gauche), Ouverture officielle de la Brvm (à droite)Photo de famille des participants au Forum Africain du Financement Islamique(à gauche), Ouverture officielle de la Brvm (à droite)

Photo de famille des participants au Forum Africain du Financement Islamique(à gauche), Ouverture officielle de la Brvm (à droite)

La 2ème édition du Forum Islamique en Côte d’Ivoire s’est terminée ce mardi 18 octobre 2016, par la cotation de 5 sukuk en monnaie locale à la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm). C’est une fulgurance jamais enregistré dans le monde de la bourse jusqu’à aujourd’hui.

Il s’agit  de l’ajout exactement de 2 sukuk du Sénégal, 2 sukuk de la Côte d’Ivoire et un sukuk du Togo au Marché obligataire à travers un fond commun d’utilisation de créance.  Le conseil régional de de l’Epargne publique et des marchés (Crepmf). Ainsi, pour une valeur encore fixée à 10.000 FCFA, 1 millions d’échanges sont déjà effectués avec un volume de transactions de 100%.

A savoir, un investissement du Sénégal de 200 milliards de Fcfa et de 300 milliards de FCFA sur 2 ans ; un placement à l’emprunt obligataire de la Côte d’Ivoire de 150 et 160 milliards de FCFA.  Et, le Togo nouvellement coté à la Brvm au titre la finance islamique s’inscrit à hauteur de 150 milliards sur 10 années.

Bien que ces trois pays le Sénégal, premier côté à la Brvm, la Côte d’Ivoire et  le Togo sont de l’Uemoa, l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest, « l’objectif majeur du financement islamique en Afrique va crescendo.  L’objectif, c’est investir  dans l’industrie 3000 milliards de dollars à l’horizon 2020 », nous précise la Société Islamique de développement  privé.

Cheick Ouattara, conseiller du Ministère du Plan et développement, point-focal  des bailleurs arabes s’exprime sur la relation économique qui prévaut entre la Côte d’Ivoire et les pays du financement islamiques.

 « Actuellement, au niveau de la Côte d’Ivoire, le portefeuille actif  de la banque Islamique  de développement s’élève à environ 500 millions de dollars. C’est un montant important. A cela, il faut ajouter les engagements de la banque islamique de développement pour la période 2016-2020 dans le cadre du plan national de développement (Pnd) de la Côte d’Ivoire qui s’élève à 1,8 milliards de dollars ».

Cheick Ouattara pour finir donne son appréciation  du contexte où sur le rapport Islam- la communauté internationale lutte contre le terrorisme de l’Islam-radical et que l’Afrique par la Côte d’Ivoire s’oriente vers le financement islamique.

« Dans le cadre général et en ce qui concerne la finance classique, il n’a pas de différence majeure surtout  en termes d’objectif. Ce sont juste des principes et des règles qui diffères. Donc, la lutte contre le terrorisme, même la lutte contre l’évasion fiscale répondre à une solution transversale globale qui ne concerne pas uniquement le monde de la finance islamique, mais qui concerne le monde de la finance en générale. En ce sens, la finance islamique ne doit pas être pris comme une finance à part, c’est une finance globale qui doit prendre en compte toutes les parties prenantes du processus ».

Pour Assahoré Konan Jacques, le directeur général du Trésor public de la Côte d’Ivoire,  la seule différence entre une entreprise et un sukuk ; Le sukuk   est fait selon le financement islamique qui prohibe le taux d’intérêt ». Par ailleurs, il existe un moyen de profit  aux investisseurs qui est 6%.

 Il poursuit. «  On court vers le financement islamique pour mobiliser le maximum de ressources au bénéfice de l’Etat. Avec les instruments classiques,  les obligations et les grands bonds nous sommes un peu essoufflés.  Il est donc convenu que nous trouvons des sources alternatives, novatrices de financements. L’obligation islamique sukuk apparaît comme  un instrument novateur qui permet de mobiliser le maximum de ressources diversifiées de nos investisseurs à la base. Malheureusement, on s’attendait à avoir des bailleurs provenant du moyen orient, des pays arabes. Mais, les 5 émissions que nous avons enregistrées ont reposé essentiellement sur les investisseurs classiques de l’Uemoa. Pour les prochains rendez-vous on espère que les pays arabes soient les premiers à investir dans nos sukuk ».

En définitive, le Directeur général de la Brvm, dans ces propos reste optimiste. «C’est un signal fort qui montre que notre marché est inscrit sur tous les compartiments. Il est structuré pour  que tous les investisseurs régionaux et internationaux  trouve leur compte à travers des instruments attractifs, liquides et rentables».

 

ACHIRO.

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