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Afrikin

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Côte d'Ivoire -Opération d'enregistrement à l'Etat Civile

Education nationale- les élèves fantômes dans l’impasse avant les examens scolaires

Le système éducatif ivoirien fait face à la problématique dite ‘’ la situation des élèves fantômes’’.

L’élève fantôme, en clair, c’est l’écolier qui, inscrit dans un établissement, ne dispose pas d’extraits de naissance ou de jugements supplétifs d’actes de naissance. Ce qui représente une situation difficile pour l’Etat de Côte d’Ivoire.

Pour cela, le Ministère ivoirien de la Justice, épaulés des Ministères de l’intérieur et de la sécurité et de celui de l’Education Nationale se sont concertés ce vendredi 12 mai, sur le thème, ‘’Opération d’enregistrement des élèves du primaire à l’Etat Civil’’.

Selon les données du Ministère de l’Education Nationale de Côte d’Ivoire, «  Cette année, 1 165 325 élèves répartis sur 14 857 écoles primaires sont concernés. Parmi eux, 34 578 élèves sont en classe de CM2, une question imminente à résoudre avant les examens de fin d’années. Hors, de 2016à 2017, 92 mille enfants de plus ont été enregistrés dans cette situation. Du total, cela fait un taux de 30,09% de l’effectifs national » informe Méa Kouassi, le Directeur des Ecoles et Collèges (Delc).

Il  précise son intervention, « un enfant  qui ne dispose pas d’extrait de naissance, ne peut pas être inscrit au Cp1 et après être candidat à l’entrée en 6ème. Cette situation empêche de calculer le taux net de scolarisation en Côte d’Ivoire. Pour y remédier, notre projet, c’est immatriculer tout enfant dès qu’il entre dans le système éducatif.», fait-il entendre.

Pour le Directeur adjoint de cabinet du Ministère de la Justice, l’enjeu,  « c’est de permettre la régularisation de tous les élèves inscrits à l’école dans la mise en œuvre la politique de l’école obligatoire pour tous », dit-il dans un premier temps.

Il poursuit « la cible est bien connu, pour les 1 1655 352 enfants, déjà enregistrés par l’éducation nationale, l’opération, d’enregistrement des extraits d’actes de naissances sont exonérés de timbres ».

Pourtant, la procédure classique de délivrance de jugements supplétifs d’acte de naissance couterait 6 260 700 000 Fcfa. Soit 5500 Fcfa les frais  de jugements supplétifs et 500 Fcfa pour le timbre.

Quant au Directeur de l’Office national de l’identité, (Oni), « Le comité technique du registre connaît ses sujets. Et, dès la semaine prochaine, un vaste projet  d’identifiant unique travaillera la semaine prochaine sur toutes ces questions ».

Concernant le mode de fonctionnement M. Ouattara Aboubacar,  Directeur général de la Deca, au nom des magistrats rappelle. « Le mode opératoire est déjà adopté par le gouvernement. Il est basé sur l’article 13 de la loi civile. Et, selon ce procédé, avant le 31 mai, nous devons produire  les extraits de naissances des élèves candidats à l’examen d’entrée de 6ème  ».

Le représentant de l’Unicef en Côte d’Ivoire, «  un enfants non déclaré est un enfant sans droits. A chaque enfant, il faut une identité. Alors qu’en Côte d’Ivoire et en Afrique subsaharienne, 2,2 millions d’enfants ne sont pas encore enregistrés à l’Etat civil », déplore- t-il.

Pour sa part, le maire Ngouan Aka Mathias, de la commune de Cocody, « Il faut sensibiliser les parents sur l’importance d’enregistrer nos enfants, pour de meilleurs conditions de vie », propose- t-il.

Tandis, le 09 mai 2017, les 15 pays membres de la Cedeao se sont réunis à Banjul au siège du HCR pour réfléchir sur l’apatridie. Et, d’après les chiffres officiels de 2014, la Côte d’Ivoire regorge plus un million d’apatride sur on sol.

Moïse ACHIRO.

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