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Afrikin

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Côte d'Ivoire- Procès des Pro-Gbagbo Koua, Dahi, Dano

Procès de Trois pro-Gbagbo, Me Dadié réclame la liberté provisoire

Après deux années de détention, trois personnages de l’opposition politique ivoirienne ont comparu pour la première fois devant le Tribunal correctionnel d’Abidjan Plateau, avec leurs avocats,  ce vendredi 19 mai 2017.

Koua Justin, le 3ème secrétaire général adjoint des relations avec les syndicats et les organisations de masse du Front populaire ivoirien (Fpi).

 Dahi Nestor, l’un des secrétaires nationaux chargé de la mobilisation et, Dano Djédjé, le 9ème vice-président chargé du dialogue, de la réconciliation nationale et de la cohésion social du Fpi, d’antan dirigé  l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo.

Les partisans venus en grand-nombre contre la pluie, ont occupé tous les espaces du palais de justice d’Abidjan-Plateau, y compris la salle d’audience qui a refusé du monde.

Dès l’entame du procès, la juge Mme Abané évoque les motifs de détention pour lesquels les trois politiques sont gardés en prison. Il s’agit de « la défiance à l’autorité de l’Etat et trouble à l’ordre public », mentionne la cour.

Le procureur de la République  Me Bogro a réclamé le report de l’audience à la semaine du 22 au 26 mai, pour mieux définir et renforcer les chefs d’accusation des  trois accusés sus mentionnés.

Au sorti au procès,  les avocats de la défense que sont Me Bouaffon  et Me Dadié Rodrigue, retracent les évènements mettant en cause leurs clients ; et précise leurs intentions.

Me Bouaffon résume les étapes du procès. «  la procédure a été renvoyée à la demande du procureur de la République pour lui permettre de mieux  représenter  les intérêts de l’Etat. Et, pour permettre à toutes les parties de se préparer pour un procès équitable. Le parquet ne s’est pas estimé totalement informé, les parties n’ont pas eu le temps d’avoir connaissances des pièces de la procédure. Ce n’est que hier, que nous avons été informé, par voie de presse, que nos clients allait comparaître à l’audience ce 19 mai 2017», explique-t-il.

Quant à Me Dadié Rodrigue, il taxe la justice ivoirienne d’accabler seulement les personnages pro-Gbagbo. « Cette procédure à l’initiative du procureur perdure. Deux ans de détention pour des faits de tentative de  trouble à l’ordre publique. Aujourd’hui, dire ne pas être prêt. C’est une preuve de l’abus caractérielle » soutient l’avocat.

Il poursuit son raisonnement et réclame la liberté provisoire pour les accusés. « Ces personnes ont été arrêtés non, parce qu’elles ont commis d’infraction. C’est parce qu’elles sont des personnes pro-Gbagabo. Nous avons demandé la liberté provisoire, la juge n’a pas statué dessus. Elle demande de revenir sur la question la semaine prochaine. C’est d’abord une procédure orale. Mais, si la juge veut un courrier, nous le ferons et nous allons plaider. Cependant, nous ne comprenons pas pourquoi ils ne sont pas mis en liberté après  pour une procédure pour laquelle, en  six mois, on n’aurait pu les mettre en  liberté », termine l’avocat en toute confiance.

Par ailleurs, c’est Aboudrahamane Sangaré, un des leaders politique Fpi, qui a été accompagné avec liesse en fin du procès. Michel Gbagbo, le fils de l’ex-président  ivoirien est venu et parti incognito.

Aussi, les procès au Tribunal d'Abidjan Plateau, force est l'assistance  se plaint de la défaillance des micros utilisés par la cour.

Moïse ACHIRO.

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